Selon l’OMDH, les inondations ont provoqué effondrements de maisons, pertes de bétail, destructions de cultures et paralysie d’activités agricoles dans plusieurs provinces, notamment Sidi Kacem, Kénitra, Sidi Slimane, Larache, Chefchaouen, Taounate, Al Hoceïma et Ouezzane.
Des douars ont été partiellement ou totalement évacués, et des routes coupées ont isolé des populations, compliquant l’accès aux soins et à l’école. Pourtant, certaines de ces localités ne figurent pas dans la liste officielle des zones sinistrées, limitant l’accès aux aides et indemnisations.
Le rapport dénonce aussi un déficit de communication dans les premières heures de la crise, l’interruption prolongée des cours et l’impact disproportionné sur les populations vulnérables, notamment femmes, enfants et personnes âgées.
Parmi ses recommandations, l’OMDH plaide pour l’élargissement de la liste des zones sinistrées, le renforcement des systèmes d’alerte précoce, une meilleure planification urbaine face aux risques climatiques et un soutien accru aux populations affectées. L’organisation interpelle ainsi l’État sur sa capacité à assurer une réparation équitable, indépendamment des frontières administratives.


